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L’Iran, entre menace réelle et menace construite |
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L’offensive américaine
menée en mars 2003 contre l’Irak a
suscité un certain nombre de polémique quant à la menace qu’incarnait
réellement le régime de Saddam Hussein pour la stabilité et la paix dans le
monde. Ces polémiques furent notamment alimentées par le rapport des
inspecteurs des Nations Unies qui n’a relevé aucune présence d’armes de
destruction massive contrairement aux arguments invoqués par l’Administration
Bush lors de son discours sur l’Etat de l’union le 29 janvier 2002. Il faut dire ici que la décision des Etats-Unis de mener cette campagne
militaire en contradiction avec les principes de la charte des Nations Unies a
dévoilé la capacité de l’Administration américaine à imposer son agenda
politique et ses priorités en terme de lutte contre toute forme de menace sur
celui de la communauté internationale que l’Organisation des Nations Unies est
sensé incarner. En d’autres termes, la représentation ou la qualification d’une
menace constitue un enjeu en soi en vue de l’application d’un agenda politique
qui répond avant tout à des intérêts de puissances.
A l’heure actuelle,
c’est au tour de Téhéran de se retrouver dans le collimateur de la
Maison-Blanche en raison de la poursuite de son programme d’enrichissement
d’uranium qui pourrait lui permettre, s’il ne répond pas exclusivement à des
fins civiles, de se doter de l’arme atomique. Télécharger
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