Evoquant l’éventualité d’une attaque militaire sur son territoire, dans le bras de fer qui l’oppose à l’Occident sur son programme nucléaire, le chef des Gardiens de la Révolution iranien, le Général Mohammad Ali Jaafari, a indiqué le 03 juillet dernier que « la réponse de l'Iran fera regretter aux agresseurs leur décision ». Car, « toute action contre l'Iran sera interprétée comme le début de la guerre ».
Cependant, il minimise la perspective de voir aussi bien les Etats-Unis qu’Israël se décider en ce sens, en raison notamment de prévisions réalisées. Et celles-ci se fondent autant sur la situation intérieure à Washington et à Tel Aviv que sur les conditions régionales et internationales, à en croire l’ambassadeur de l’Iran au Koweit, Ali Jannati, qui répondait aux questions de journalistes, le 06 juillet.
On le voit bien, Téhéran entend profiter de toutes les situations favorables qui s’offrent à lui, en ce moment, pour dissuader ses adversaires d’une probable agression. Ainsi, les autorités n’hésiteraient-ils même pas à fermer le détroit d’Ormuz pour paralyser l’économie mondiale : « si les intérêts du pays étaient en danger dans la région, nous ne laisserons pas n'importe quel bateau emprunter le détroit d’Ormuz » aurait laissé entendre le Général Hassan Firouzabadi, chef d’état-major de l’armée, le 05 juillet.
Une décision qui pourrait influencer gravement les prix du pétrole, actuellement au plus haut, d’autant que 40% de l’or noir mondial passe par cette route stratégique. Mais bien évidemment, cette action serait un dernier recours si le pays se sentait menacé. Tant que les négociations diplomatiques continuent, le régime islamique se dit prêt à collaborer avec la communauté internationale. C’est dans ce cadre qu’il a envoyé le 04 juillet, à Javier Solana, une réponse qualifiée de « constructive et créative » par son chef de la diplomatie, Manouchehr Mottaki, à l’offre de coopération* qui lui avait été faite mi-juin par le 5+1.
* Paquet de propositions_Iran_Juin-2008 1.18 Mb
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